“Bloquons tout” : Marseille en colère
Dès l’aube, les marseillais·es ont occupé la rue pour dénoncer salaires trop bas, services publics en crise et un gouvernement jugé sourd à leurs revendications.
Est-ce que c’est eux qui arrivent à créer les richesses ? Qu’est-ce qu’il a créé Macron ? Il a créé un DÉSASTRE !
— CGT Énergie
Ce mercredi 10 septembre, Marseille s’est réveillée au rythme de l’opération “Bloquons tout”.
Dès l’aube, quatre points de ralliement : Porte d’Aix (1er), Castellane (6e), métro La Rose (13e) et La Valentine (11e).
Des groupes de manifestant·es ont multiplié les blocages : passerelle de la Joliette, boulevard Sakakini, tentative d’accès à la gare Saint-Charles, rapidement repoussée par les CRS.
À 10h, la mobilisation a pris de l’ampleur. Depuis les Réformés, cortèges syndicaux et manifestant·es ont défilé en nombre sur le cours Lieutaud, jusqu’à la préfecture de police, gardée par des blindés de la gendarmerie et des compagnies de CRS.
La réponse policière n’a pas tardé : gaz lacrymogènes, dispersions, tensions. Mais la détermination des marseillais·es était palpable, portée par des slogans mêlant colère et espoir.
Les revendications sont claires : défendre la santé, l’éducation, exiger des salaires décents et un vrai pouvoir d’achat. Derrière, une défiance profonde envers un gouvernement accusé d’ignorer les réalités du quotidien.
Et même après 15h, les mobilisations continuaient d’animer les rues de la ville.
Face à la montée de l’extrême droite, 60 organisations appellent à la mobilisation marseillaise
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