Aucun résultat trouvé
Impossible de trouver la page demandée. Essayez d’actualiser votre recherche ou utilisez la navigation ci-dessus pour localiser la publication désirée.
Le podcast qui fait parler Marseille à travers celles et ceux qui la vivent vraiment.
Échos de quartier est un podcast qui donne la parole aux habitants de Marseille, à travers leurs souvenirs, anecdotes et regards intimes sur la ville et ses quartiers. Chaque épisode explore une mémoire vivante et singulière, où l’histoire personnelle rencontre les enjeux collectifs, politiques et sociaux. Des récits du quotidien aux voix engagées, le podcast capture les multiples façons d’habiter Marseille et d’en écrire l’identité, loin des clichés, au plus près de celles et ceux qui la font vivre.
Au cœur du 1er arrondissement de Marseille, Kahina et sa mère livrent un récit à la fois intime et politique, un témoignage où la ville devient le miroir des inégalités et des résistances. Elles y évoquent la gentrification, non pas comme une simple évolution urbaine, mais comme une forme de domination sociale qui repousse toujours plus loin les classes populaires, les enfants d’immigré·es et les ouvrier·es, celles et ceux qui ont façonné la ville et que l’on cherche aujourd’hui à effacer des cartes et des mémoires.
Kahina raconte aussi ce que signifie être femme dans la rue, un espace jamais neutre, où le corps féminin est perçu, scruté, sexualisé dès l’adolescence. Dans ce récit à deux voix, la parole circule entre mère et fille, entre souvenirs et désillusions, entre amour du quartier et colère face à sa transformation. Ensemble, elles tissent une mémoire sensible de Marseille, celle d’un territoire habité, disputé, mais toujours profondément vécu.
Dans ce deuxième épisode d’Échos de quartier, on suit Fakhredine à Saint-Tronc, un quartier où tout semble neuf… mais où la vie se fait rare. Ici, le seul vrai point de rencontre, c’est le Aldi : un supermarché qui fait office de place du village. Pour le reste, il faut aller loin, et sans voiture, on reste vite bloqué.
Fakhredine raconte un quartier transformé : des immeubles rénovés, des espaces propres, mais moins d’arbres, peu d’âme, et un petit stade qui sonne creux. Avant, les jeunes vivaient dehors ; aujourd’hui, les rues sont vides et la jeunesse part chercher ailleurs ce qui manque ici.
Parce qu’à Saint-Tronc, la culture n’a pas de lieu. Pas de bibliothèque, pas de salle, pas d’endroit pour apprendre, créer, s’exprimer. Enfant, Fakhredine traversait Marseille pour aller lire à l’Alcazar (1er). Aujourd’hui encore, pour monter sur scène ou rencontrer des artistes, il va en ville. Mais malgré tout, Fakhredine garde l’envie. S’il en avait les moyens, il serait prêt à insuffler un vrai souffle de vie à son quartier : organiser des scènes ouvertes, créer des espaces d’expression, redonner envie aux jeunes de sortir, d’exister, de rêver ici.
Un Saint-Tronc vivant, créatif, possible : pour peu qu’on lui tende le micro.
Dans ce troisième épisode d’Échos de quartier, Naheel nous ouvre les portes de Saint-André, dans les quartiers nord de Marseille. Un territoire souvent raconté par d’autres, à travers les faits divers, les statistiques ou les clichés. Lui a choisi de raconter ce qu’il connaît : la vie quotidienne, les souvenirs d’enfance, les solidarités discrètes et les liens qui se tissent entre habitants.
Au fil de la conversation, il revient sur une réalité moins visible : celle des discriminations que rencontrent encore de nombreuses personnes issues des quartiers populaires. Malgré leurs diplômes et leurs compétences, elles se heurtent à des préjugés sociaux, raciaux ou territoriaux. Certains de ses amis sont même allés jusqu’à cacher leur adresse pour éviter d’être jugés avant même un entretien.
Pourtant, l’histoire que raconte Naheel ne se résume pas à ces obstacles. À Saint-André, il a grandi dans un environnement où se côtoyaient de multiples cultures. Comme il le dit lui-même, on y trouvait « des Gitans, des Maghrébins, des Noirs et plein d’autres communautés ». Derrière les étiquettes, il se souvient surtout des copains, des jeux dans la rue, des éclats de rire et des amitiés qui rendaient les préjugés bien moins solides que les discours qui les entretiennent.
Cette force du collectif apparaît aussi dans l’un des souvenirs les plus marquants de son enfance : le grand incendie de 2011. Lorsque sa famille s’est retrouvée dans l’impossibilité de vivre chez elle, les voisins et voisines ont répondu présents. Hébergement, aide matérielle, soutien moral : dans l’épreuve, le quartier a montré un autre visage, celui d’une communauté capable de se mobiliser pour les siens.
À travers son témoignage, Naheel ne cherche ni à idéaliser ni à condamner les quartiers nord. Il raconte un territoire complexe, traversé par de vraies difficultés, mais aussi par une richesse humaine, culturelle et sociale que l’on entend rarement. Un récit qui invite à regarder au-delà des réputations toutes faites et à écouter celles et ceux qui vivent ces quartiers de l’intérieur.
Impossible de trouver la page demandée. Essayez d’actualiser votre recherche ou utilisez la navigation ci-dessus pour localiser la publication désirée.
Impossible de trouver la page demandée. Essayez d’actualiser votre recherche ou utilisez la navigation ci-dessus pour localiser la publication désirée.
Le podcast qui fait parler Marseille à travers celles et ceux qui la vivent vraiment.Échos de...